dimanche 6 juin 2021

Pic de l'Etendard

Mon dernier passage sur ce sommet (et mon unique avant aujourd'hui) datait de juillet 1993 et c'était sans les skis. J'étais revenu faire une visite dans le coin il y a deux ans mais n'avais pas eu l'énergie suffisante pour pousser jusqu'en haut après l'enchaînement de l'Aiguille de Laisse et de la Cime de la Cochette. Cette fois, c'est Lionel qui m'invite par SMS vendredi soir et on se retrouve donc à partir de Vif à 4h du matin, puis à 5h15 du Col de la Croix de Fer. 

Il fait jour tôt à cette période, pas besoin de frontale ! Nous mettons une petite heure pour rejoindre le col des Tufs, passage obligatoire à l'aller comme au retour.



Nous enlevons les peaux au col pour profiter au maximum de la glisse sur la neige encore dure, nous les remettrons au bout du Grand Lac qui est encore dans l'ombre. Ici, on prend la mesure de la distance à parcourir : il s'agit d'aller tout au fond au col des Quirlies puis de monter ensuite à droite jusqu'au sommet (qui est masqué par les Cimes de la Cochette).


Une fois les peaux remises sous les skis, nous traversons directement le lac Blanc en visant les bien nommées Cimes du Grand Sauvage (3217m).



Encore une dépression à franchir, occupée par un troisième lac, et l'impression de ne pas se rapprocher de l'objectif !


Près de 2 heures après avoir quitté la voiture, nous voilà enfin en vue du sommet du Pic de l'Etendard (3464m).


N'étant jamais passé au col des Quirlies, je quitte Lionel pour faire le détour tandis qu'il part directement à droite vers le sommet. Au col se dévoile le Pic Bayle (point culminant du massif des Grandes Rousses avec ses 3465m) et, au fond, le massif des Ecrins.


Dans mon dos, c'est le Mont-Blanc qui domine l'horizon.


Plus haut, dans les pentes qui me rapprochent du sommet, de nouvelles "stars" apparaissent : à gauche les Aiguilles d'Arves, à droite la Meije.


J'ai en fait pris de l'avance sur Lionel et serai avant lui au sommet alors que deux autres skieurs nous rattrapent.


L'un des deux est rapide et me double juste avant l'arrivée au sommet où nous aurons le temps d'échanger un peu. Il faut dire que nous avons des sujets de discussions en commun, c'est le gérant du gîte de la Martinette à Fond de France ! 


Son collègue et Lionel nous rejoindront bientôt et c'est à quatre que nous poursuivrons la balade.



Grand beau, pas de vent, des conditions idéales pour profiter de ce superbe sommet ! Nous y resterons une trentaine de minutes avant d'entamer la descente sur une moquette 5 étoiles. Grandes courbes à mach 12 sur 700 mètres de dénivelé : un pur bonheur.









Au niveau du troisième lac, je propose au groupe de remonter à l'Aiguille de Laisse : 300 mètres de dénivelé en plus mais qui permettent d'éviter la séance de pousse-bâtons le long des lacs et qui nous offrira en prime une autre bonne descente.




Du sommet (2879m), nous dominons le barrage de Grand Maison dont le lac est bien vide !


Nouvelle descente en direction du refuge de l'Etendard sur une neige très ramollie mais malgré tout encore très agréable à skier. Les nuages remontent et nous font craindre qu'ils gâchent la fête mais ça ne sera heureusement pas le cas.



Nous filons jusqu'au Grand Lac, au dessus du refuge de l'Etendard, où nous remettons une dernière fois les peaux pour remonter en face au Col des Tufs.




Une troisième et dernière descente nous ramène à proximité du Col de la Croix de Fer, certainement les derniers virages de la saison...




Une balade de plus de 22 kilomètres et 2050 mètres de dénivelé positif selon la montre GPS de Lionel qui termine en beauté cette saison 2020/2021.