Au moment de démarrer, un gars se gare à côté de moi et me demande le chemin pour le Taillefer. Je lui indique et me dis qu'il va rapidement me rattraper vu sa tenue (collant pipette et veste Pierra Menta). Il me rejoint 20 minutes plus tard et on progresse ensemble un moment en discutant, il est de Claix et on aurait pu faire la route ensemble ! Le rythme n'est pas trop élevé mais je n'ai décidément pas la forme... C'est alors qu'on rattrape deux silhouettes féminines que je reconnais aussitôt : c'est Marine et Sandrine qui sont elles aussi en direction de l'arête du Brouffier. Du coup je laisse là mon compagnon et ralentis la cadence pour discuter avec Mesdames, ça m'arrange bien étant donné mon état ! Après quelques minutes, je finis par les lâcher à la sortie de la forêt.
| Marine et Sandrine dans la côte des Salières sur fond de face N du Grand Serre |
Après 900m de dénivelé, sur la crête de Brouffier, la suite se dévoile : le Pas de la Mine (point bas de l'arête) et la Croix du Sergent Pinelli où j'ai prévu de me rendre.
Le vent du nord est bien présent et refroidit l'atmosphère. Mes "poursuivants" se sont d'ailleurs arrêtés pour mettre une couche supplémentaire. Derrière eux, mon jardin du Vercors (des 2 soeurs au Pic St-Michel).
1h30 après le départ, me voilà au pied du Pas de la Mine qui est en bonnes conditions, il n'y aura que le ressaut raide à franchir skis sur le sac.
Du Pas de la Mine, la vue s'ouvre vers le Sud avec la chaîne des Armets, l'Obiou (dans l'axe au fond) et le Tabor (à droite). La Tête de la Grisonnière - où j'étais il y a 8 jours - est pile au milieu (1er sommet à gauche de l'Obiou).
Encore quelques mètres et voilà la partie haute de la combe de l'Emay (donnant accès au sommet du Taillefer) qui se dévoile. J'aperçois mon compagnon de tout à l'heure au niveau du col du Grand Van, il n'a pas traîné le bougre !
Pour ma part je monte à la Croix du Sergent Pinelli et continue un peu plus loin sur l'arête. Le Taillefer semble à portée de main mais ça prendrait encore un peu de temps pour atteindre le sommet, je préfère m'arrêter là car mon objectif initial est ailleurs.
Lieu de chaussage des skis, sympa comme endroit, non ? La photo ne le montre pas mais ça souffle fort et ça caille, je ne traîne donc pas trop.
Plongée dans le couloir N comme je l'avais déjà fait il y a 2 ans quasiment jour pour jour. La neige est meilleure aujourd'hui même si ce n'est pas poudreux.
Il y a 2 ans j'avais rejoint Marine et nous étions descendus par la crête de Brouffier. Aujourd'hui j'ai dans l'idée de continuer la descente en plongeant dans le "V" à droite, j'espère que les pentes en dessous ont conservé la poudreuse et ça fait longtemps que j'ai cet itinéraire en tête.
Bingo, neige poudreuse et vierge de toute trace pour la suite du programme : la descente directe sur le Poursollet vaut largement l'effort supplémentaire qu'il faudra faire ensuite pour le retour !
La face et l'itinéraire de descente vus depuis le Poursollet : c'est pour skier cette portion nouvelle que je suis venu ici aujourd'hui.
Contrepartie de cette belle descente, le retour est un peu fastidieux (environ 1 heure entre le lac de Poursollet et la voiture en suivant plus ou moins la route et le GR50).
Pas la grande forme mais finalement une belle boucle quand même !
D+ 1250m - Durée 4h30



















