mercredi 19 novembre 2014

Volières

Ce mercredi je donne un coup de main aux bénévoles du Tichodrome pour le démontage de 2 volières au château de Rochasson (situé sur les hauteurs de Meylan, il accueillait l'association jusqu'à la création du centre du Gua). Ces volières seront remontées au Gua et, vu leur robustesse, devraient probablement accueillir des mammifères plutôt que des oiseaux.


On commence par démonter les toits composés de tôles et d'une partie grillagée qui permettait aux oiseaux de voir le ciel. Les perchoirs sont couverts de fientes, je ne sais pas combien d'oiseaux sont passés par ici !

 
 Mine de rien un sacré boulot ! Même si Jean-Charles et ses collègues n'en sont pas à leur première et qu'ils ont le coup de main, en faisant par exemple descendre à la corde les montants d'un seul tenant, ça nous prendra quand même quelques heures.


Pendant les travaux, on déniche cette superbe araignée que Jean-Charles identifie aussitôt : il s'agit d'une araignée-loup, de la famille des tarentules. C'est pratique d'être accompagné de passionnés de la faune, on a tout de suite la réponse à nos questions !


dimanche 16 novembre 2014

13 & 14

Seïla 14 ans, Elise 13 ans.
Bon anniversaire les filles !


Des filles bien trop gâtées, c'est Noël avant l'heure...


C'était aussi et surtout le prétexte à un bon repas chez Nicole et Gaby.


vendredi 14 novembre 2014

13 ans Elise

Bon anniversaire Elise, déjà 13 ans !
Micro gâteau aujourd'hui, on fêtera ça en plus grand dimanche...


mardi 11 novembre 2014

De St Paul à Prélenfrey

En ce jour férié, je me décide tardivement à bouger : ce n'est qu'à 13h que j'appelle Jan pour lui proposer une virée vers le haut. Sonia nous dépose un peu avant 14h à St Paul de Varces au départ du sentier du col de l'Arc.


L'objectif est justement de monter au col de l'Arc - soit 1300m de dénivelé à avaler - puis traverser jusqu'à Prélenfrey en empruntant le sentier des deux cols qui passe dans les pentes herbeuses tout là haut.


On monte d'un bon pas au milieu des feuilles et des rochers moussus.


Le sentier offre de jolis points de vue sur le bout de vallée de St Paul.


En 1h30 on a rejoint le sentier venant du Pré du Four, soit 900m de dénivelé. Je pensais qu'on serait un peu plus rapide mais Jan n'a pas le même entraînement que moi. Lui enchaîne aussi les cols mais à vélo : ce ne sont pas tout à fait les mêmes muscles qui travaillent !


35mn plus tard, on est dans les pentes sous le col de l'Arc.


Quelques timides rayons de soleil éclairent le Pic St Michel.



Jan dans les derniers lacets sous le col, loin au dessus de la vallée.


Le vent nous cueille au col, on met la veste qu'on ne quittera plus.


On ne s'attarde pas car il ne reste qu'au maximum 1h30 de jour et je sais - pour l'avoir faite plusieurs fois - que la traversée jusqu'au col Vert est longue.


Le sentier se faufile au milieu des escarpements, c'est parfois un peu aérien.


On aperçoit 2 mouflons de loin puis ces 4 chamois qui fuient vers le bas.


Presque 17h, on continue notre chemin en direction du Sud.


Comme prévu, la nuit tombe et on doit sortir les frontales.


A 17h50, il fait nuit noire alors qu'on n'est pas encore sous le col Vert. C'est ça les journées de novembre !


A l'approche de la cabane du col Vert, j'appelle Sonia qui nous récupère finalement à 19h15 sur la route des Bordeaux (merci Madame !).


Une randonnée que je voulais faire depuis longtemps avec environ 1500m de D+ et quand même pas mal de distance. Une belle expérience pour Jan mais il faudra y retourner aux beaux jours et moins sous la pression de l'heure pour qu'il puisse mieux en profiter...


samedi 8 novembre 2014

Repaire du Faucon

Petite balade de l'après-midi avec Marie, Elise, Emma,Lise et Clara : direction le Pas du Serpaton où, depuis le temps que je viens traîner mes basques dans le coin,  je monte pour la 1ère fois garer la voiture au parking d'en haut. C'est un des avantages de l'automne ! En été la route est fermée par une barrière afin de préserver l'alpage, barrière qui correspond à la barrière de dégel de l'hiver.

On part directement à travers l'alpage, dré dans l'pentu.
Quelques résidus de neige mais rien de bien gênant.


Mes 5 randonneuses prennent la pause sur cette crête panoramique.


On continue sur la crête au-delà de la Croix de St Paul.


Je fais découvrir aux filles le Repaire du Faucon, une cabane adorable et douillette où nous prenons le goûter en compagnie d'un papa et son fiston qui viennent y passer la nuit (idée qui ne séduit pas? mais pas du tout les filles !).



On remonte sur la crête pour profiter des derniers rayons du soleil et de la vue sur le Mont Aiguille.


La descente se fait dans cette belle lumière jaune du soir, un moment très agréable !


La voiture nous attend là bas en bas.


 Avec Emma on a prit un peu d'avance.


 Les grandes auront beau courir, elles ne nous rattraperont pas.


Un cadre vraiment enchanteur pour une promenade automnale de l'après-midi.

vendredi 7 novembre 2014

Neige et faune aux Agnelons

La neige étant tombée sur nos massifs, il me tardait d'aller la fouler ! Je retourne donc dans mon jardin de Prélenfrey où les couleurs de l'automne sont encore bien présentes mais sûrement plus pour très longtemps. Il me vient l'idée de remonter au sommet du pilier Sud de la double brèche (bien visible sur la photo) où nous étions la semaine dernière avec les frangins.


Sur le sentier du balcon Est, les Sultanes (les 2 petites dents bien marquées) et le Mont-Aiguille sont nettement plus visibles qu'il y a 10 jours.


Passé le ressaut rocheux du bas, les pentes supérieures du Ranc des Agnelons sont blanches mais il n'est en fait tombé qu'une vingtaine de centimètres, il en faudra bien plus pour que ce soit skiable ! J'avais prévu les guêtres au cas où mais elles resteront finalement dans le sac.


Comme je m'y attendais, la faune est au rendez-vous : ici un chamois (en bas) et 4 bouquetins.


Comme toujours, les chamois s'éloignent pour conserver une distance de sécurité assez importante alors que les bouquetins sont moins farouches : arrivé presque à la crête, je ne suis qu'à une trentaine de mètres de ce petit groupe.


Ce cabri est bien dodu, j'espère que ça lui suffira pour passer l'hiver.


Les jeunes étant plus craintifs que les vieux mâles, ils s'écartent vers le bord des falaises.
 

Quel beau tableau avec le lac du Monteynard et le Dévoluy comme toile de fond !


Jolie perspective avec Prélenfrey 1000 mètres plus bas.


Quant aux mâles, ils se laissent approcher de plus près.


Comme ils sont sur mon itinéraire pour rejoindre la crête, ils s'écartent tranquillement vers la gauche.


Et je les retrouve 1/4 d'heure plus tard sur la crête.


 Je suis exactement au même endroit qu'il y a 10 jours sauf que  Christophe et Thierry ont été remplacés par ces 2 beaux boucs !



Une cordée de 2 alpinistes est en train de remonter le couloir Ouest de la double brèche et de sortir à droite : ils devraient logiquement enchaîner sur la traversée des arêtes du Gerbier (mais, vu où ils sont, ils zapperont la seule partie un peu "grimpante" qu'est le pilier à leur gauche).


N'ayant que mon piolet mais pas mes crampons (laissés à la voiture), la question de les rejoindre pour les accompagner ne se pose pas. Il faudra revenir car l'entreprise doit être sympa ! Je tourne donc le dos au Gerbier et décide de rejoindre le col Vert par le fil de la crête des Agnelons.


C'est aussi  long mais nettement moins technique que les arêtes du Gerbier.


15mn plus tard , regard en arrière sur la première partie que je viens de descendre.


Je domine un groupe de chamois accompagnés (à droite) d'un mouflon.


Ils me repèrent rapidement (je dois me détacher sur le ciel au-dessus d'eux !) et filent vers le bas tandis que je continue mon chemin en m'efforçant de rester le plus possible sur le fil de la crête. Je sais - c'est la 2nde fois que je fais ce parcours - que ça passe bien (voire mieux) en restant sur le fil plutôt qu'en traversant à flanc.


A midi je fais la pause pique-nique bien au chaud sur les dalles calcaires orientées au Sud et chauffées par le soleil. Contemplation sur l'agglomération grenobloise 1800m plus bas et le Mont-Blanc 3000m plus haut !


Un peu plus tard sur la crête, vous constaterez que l'itinéraire est facile à suivre : il suffit de suivre les traces de chamois !


Je tombe d'ailleurs sur une nouvelle harde de chamois.


Ils sont dans les pentes une centaine de mètres sous moi et m'ont immédiatement repéré mais je suis suffisamment loin pour que ce ne soit pas la débandade : ils s'éloignent tranquillement et remontent vers une barre rocheuse qu'ils vont franchir les uns après les autres.




Subitement, 2 d'entre-eux font 1/2 tour et reviennent dans ma direction. Je ne bouge pas et ils s'approchent jusqu'à être juste sous moi. Ils me voient probablement et s'arrêtent régulièrement comme pour m'observer mais je reste strictement immobile et ils continuent de se rapprocher.


Ils viennent jusque dans les pentes à l'aplomb de ma position.



Et soudain un 3ème individu sort de sous la barre rocheuse sur laquelle je suis posté. Ils se sentent, semblent se défier, et repartent rapidement vers le bas (c'est certainement la période de rut qui explique ce comportement).




 Après cet épisode animalier d'une vingtaine de minutes, je suis tout heureux d'avoir partagé ce moment et j'entame une danse de joie sur les crêtes :-)


 Il me reste une dernière portion descendante et un peu technique pour rejoindre le col Vert.


Voilà les "S" du chemin arrivant au col Vert versant Villard de Lans.


Photo sur le petit banc caractéristique du col.


Le retour se fait par le bon sentier du Col Vert que je connais par cœur, je crois que je pourrais le faire de nuit...


Pour résumer : encore une bien belle virée dans mon jardin !