mardi 21 avril 2015

Pinata

Emma est au centre aéré cette semaine mais pas aujourd'hui  car Christiane (de passage en France) et moi sommes à la maison. Hier elle a commencé une pinata, ce matin elle continue donc le travail avec application.


dimanche 19 avril 2015

Humarathon 2015

Ce dimanche j'ai mon rendez-vous annuel comme tous les ans depuis 10 ans : l'Humarathon. Un événement qui se déroule entre Ivry et Vitry sur Seine, au Sud de Paris. Un Semi-Marathon, un 10km, un 5km, un trail urbain,... Il y en a pour tous les goûts, le tout dans une sympathique ambiance de fête. Et pour ne rien gâcher, la météo a été au top.


mercredi 15 avril 2015

Tête de Lauranoure

Les conditions très sèches du massif de l'Oisans de ce printemps 2015 ne nous auront pas empêchés d'atteindre (enfin) la selle neigeuse située 90m sous le sommet central de la Tête de Lauranoure. Enfin car c'était tout de même ma 3ème tentative sur cette montagne ! Tout commence mardi soir avec un départ de la maison un peu avant 20h : je retrouve Romain à Champ sur Drac et à très exactement 21h10 nous quittons le parking des Granges juste sous St Christophe en Oisans en direction du refuge de l'Alpe du Pin (1886m) que nous atteignons à 22h. Notre arrivée tardive ne dérange personne, le refuge est vide et n'attendait que nous !


Une arrivée de nuit ... et un départ quelques heures plus tard également dans la nuit noire :  il est 4h40 et c'est à la frontale (une pour deux car celle de Romain a rendu l'âme) que nous progressons sur la neige durcie par le regel nocturne.


Photo de mauvaise qualité mais c'est pour donner l'ambiance à 6h15 du matin alors que nous sommes vers  2500/2600m d'altitude. Romain peut enfin s'éloigner un peu de moi, enfin surtout du halo de ma lampe frontale ! Notre objectif est en vue, c'est la bande de neige qui tout là-haut marque le passage au dessus des 3000m.


6h45, les lueurs roses de l'aube apparaissent derrière les sommets à l'Est. A gauche l'Aiguille du Plat de la Selle (3596m) masque la Meije, seul le Râteau est visible à sa gauche.


La partie terminale de la course est en partie visible : il va nous falloir franchir le ressaut rocheux au niveau de son point faible sur la droite puis faire une longue traversée ascendante vers la gauche qui nous amènera jusque sous le sommet central de la Tête de Lauranoure (3325m).


7h05 : nous sommes au pied du ressaut rocheux avec sous nos pieds tout le vallon qu'il a fallu remonter. On aperçoit le village de St Christophe 1500m plus bas. Le soleil montre son nez et va rapidement chauffer l'atmosphère.


Nous voilà au "crux" de la course : c'est ici que nous avions fait 1/2 tour le 22 avril 2007 à cause d'une neige inconsistante qui ne permettait pas de prendre appui et de monter. C'est la raison pour laquelle nous sommes partis 1 heure plus tôt cette fois-ci, histoire de ne pas laisser le temps au soleil de faire son œuvre.


Les traces de nos prédécesseurs, comme nous il y a 8 ans, s'arrêtent ici. Mais pas nous ! Cette fois nous passons et c'est le sourire aux lèvres que nous montons droit dans la pente dans une superbe ambiance.

 

 Suit une grande traversée en direction de la selle neigeuse qui soutient le sommet. Romain file devant alors que je marque un peu le pas, il a la forme le bougre, c'est un des bénéfices des séances régulières de course à pied !



Un dernier petit ressaut à franchir afin d'accéder à la selle neigeuse terminale. Ce ressaut n'apparaît pas sur les cartes IGN, encore une preuve supplémentaire de l'inexorable recul glaciaire en cours...


Il n'est que 8h du matin et nous voilà arrivés sur la courte pente terminale qui vient buter contre l'arête rocheuse soutenant le sommet. Nous n'irons pas plus haut bien que nous en aurions le temps mais nous n'avons pas pris la corde et Romain n'a que des crampons alu qui ne résisteraient pas à une escalade mixte, aussi courte soit-elle.




Nous restons 1 heure sur cette terrasse ensoleillée à papoter (montagne bien sûr) en profitant du lieu et en grignotant nos quelques provisions (le petit-déj est loin !).


De notre perchoir, la vue est imprenable sur le vallon de Lanchâtra dominé par la Roche de la Muzelle (3465m). A gauche, entre ombre et soleil, le col des Berches qui permet l'accès au Valjoufrey. Un vallon typique de l'Oisans où le skieur est assuré d'être tranquille !


9h10, on estime que la neige sera revenue à point sur la partie basse sans pour autant avoir trop chauffé au niveau du verrou, c'est donc l'heure du départ à skis.



La partie haute est en vieille poudre tassée, ma foi pas désagréable à skier.



Puis c'est le passage où la pente s'accentue (env. 45°). La neige est sécurisante et la descente se fait sereinement malgré l'exposition au-dessus du verrou rocheux.


Au tour de Romain. Il ne reste vraiment pas beaucoup de place, juste une mince bande de neige suffisante pour passer les skis sans avoir à déchausser.



La suite se résume à de la poudre en rive droite (protégée du soleil) sur le haut puis une grande traversée à gauche pour aller chercher la moquette sur les pentes rive gauche qui chauffent depuis ce matin. Que du bonheur !



Du ski grand large, de gigantesques pentes dont nous sommes seuls à profiter. C'est avant tout ça qu'on vient chercher dans ce massif.



Sur le bas, on peut même se lâcher un peu en mode free style malgré le sac dans le dos. Un envol qui résume bien l'esprit du moment...


Nous on a choisi Lauranoure mais peut-être à tort, on ne connaît pas la salle de bain... D'ailleurs à propos de salle de bain, on prendrait volontiers une douche !


9h45, retour au refuge où nous ferons une pause d'une petite heure, le temps de se changer, de faire sécher les affaires, de boire un thé, de profiter de l'instant, ...


Un joli petit refuge qui doit être sympa aussi en été même si personnellement je préfère hors saison en mode non gardé.


Portage pour la descente finale qui nous prendra 45mn environ.


Passage sous la cascade de Pisse Froid que nous n'avons fait qu'entendre hier soir en montant.


Fin des efforts, retour à la voiture sous la chaleur, on sera trop heureux de passer en mode tenue légère et sandales.


La bière à La Cordée à St Christophe (d'où on voit bien le sommet du jour) est bien méritée !


Retour gagnant

La Tête de Lauranoure (Oisans) ne se donne pas comme ça...
Une tentative avortée avec Yoan au siècle dernier (réveil sous la pluie) et un 1/2 tour à 2950m au verrou rocheux avec Romain en 2007. Heureusement la 3ème aura été la bonne.



Compte-rendu plus tard...

vendredi 10 avril 2015

Initials B.B.

Un titre de Gainsbourg qui convient tout à fait à la randonnée d'aujourd'hui, sauf que les deux "B" n'ont rien à voir avec le sex-symbol des années 60 devenue protectrice des animaux... Mais revenons à ce matin 7h, alors qu'avec Patrick nous quittons le parking de La Martinette sous l’œil d'une demi-lune.


Nous quittons rapidement la route (heureusement !) pour remonter le chemin de la combe Madame, d'abord à pied puis à skis à partir de 1400m environ. Nous laissons sur notre droite les pointes du Mouchillon et leurs beaux couloirs réservés aux adeptes de la pente (très) raide.


En 1h30 on est au refuge de Combe Madame où on fera une rapide pause ravito. Notre objectif n'est pas encore en vue, il nous faut encore contourner et monter au-dessus des barres rocheuses qui dominent le refuge à gauche pour parvenir à son pied : le couloir SO du Bec d'Arguille.


C'est dans ces pentes que nous avions prévu de monter mais les conditions peu engageantes (les couloirs inférieurs purgés et une belle plaque - bien visible sur la photo - sur l'itinéraire) nous font changer d'objectif. Inutile d'aller remonter un couloir qui sera a priori en piteux état...


Nous tombons rapidement d'accord sur la suite du programme : direction le Rocher Badon que ni l'un ni l'autre n'a encore foulé. On tourne donc carrément le dos à l'objectif initial qui consistait à emprunter les pentes enneigées à gauche puis remonter le couloir (non visible) qui débouche à quelques encablures du sommet. Il faudra revenir pour fouler ce sommet difficile d'accès !


D'un peu plus haut, le panorama s'ouvre sur les sommets qui dominent au Nord de la Combe Madame. On aperçoit maintenant le couloir qu'on visait : dans l'ombre, il se faufile entre les rochers et débouche sur la crête à gauche du sommet.


Pour l'heure il ne s'agit plus de se retourner mais plutôt d'avaler les mètres, il nous reste pas mal de distance et de dénivelé avant d'atteindre le sommet du Rocher Badon qui est un des plus hauts sommets du massif de Belledonne avec ses 2912m. Le voici qui apparaît en compagnie de son fidèle compagnon, le deuxième "B" de l'histoire : le Rocher Blanc (2928m).


Petit à petit, je distance Patrick (qu'on aperçoit dans les pentes à droite) et le panorama s'ouvre de plus en plus vers le Nord-Est, c'est un des avantages à monter haut !


A l'approche du sommet, la vue porte plus loin vers le Sud avec d'autres fameux sommets qui se dévoilent.


Sommet du Rocher Badon (2912m) : panorama vers le Sud avec les lacs des 7 Laux en bas et l'enfilade de toute la partie Sud du massif de Belledonne. Le regard porte même beaucoup plus loin puisqu'on aperçoit les arêtes du Gerbier qui dominent la maison (au second plan juste à droite du Rocher de l'Homme) ! Au premier plan, la face NO du Rocher Blanc vierge de traces fait bien envie...


A peine le temps de faire quelques photos (et il y a de quoi faire !) que Patrick me rejoint. On ne s'attarde pas trop car on souhaite enchaîner sur le Rocher Blanc. Départ à ski du sommet pour une première courte descente.


On remet les peaux pour les 150m de remontée vers le sommet du Rocher Blanc. D'ici le Rocher Badon a une sacrée gueule !


Je prends une photo de l'entrée assez impressionnante du couloir NO : lignes fuyantes et barres rocheuses en dessous... Il vaut mieux s'y engager en poudreuse que dans les conditions du jour (neige dure - même si pas glacée - qui n'autoriserait aucune faute) : sa descente sera pour une autre fois !


Sommet du Rocher Blanc (2928m), plus haut sommet skiable du massif de Belledonne si on omet le Grand Pic dont la descente à ski est réservée à quelques spécialistes qui "envoient du gros". Patrick peut mettre le doigt sur sa maison située à St Bernard du Touvet, en Chartreuse.


Je descends quelques mètres en face Sud pour repérer l'accès au col de l'Amiante, une course que j'avais faite il y a bien longtemps (1992 ?) alors que j'étais animateur à la colonie Total du Barioz. Nous avions fait le Rocher Blanc en boucle avec nuit au refuge des 7 Laux, montée par le col de l'Amiante et descente par la Combe Madame, le tout avec un groupe de jeunes de 14 ans. Un bon souvenir !


Une fois la pause repas effectuée, c'est l'heure de la descente (il est presque 13h). On plonge face au Mont-Blanc dans le versant d'où l'on vient, on sait que la neige sera bonne au moins sur le haut.


On s'écarte de la descente classique pour partir plus à gauche dans la combe NE du Rocher Badon qu'on ne connait pas. Bonne surprise, la neige y est restée poudreuse.


Une poudreuse qui nous ravit et dédouble le plaisir, n'est-ce pas Patrick ?



Dernière pente poudreuse avant de passer à une neige réchauffée heureusement bien skiable mais il ne fallait pas descendre beaucoup plus tard !


Retour sur la Combe Madame, ça chauffe dur et on ne traîne pas trop même si les pentes Sud ont déjà bien purgé les jours précédents.


On récupère deux frangins au refuge. Ils ont passé la nuit là après 5 jours de traversée du massif depuis Chamrousse. Nous descendrons ensemble... et leur soucis de transport sera réglé puisque je les ramènerai même jusqu'à Grenoble !


Dernière zone skiable avant de mettre les skis sur les sacs pour la descente finale vers la Martinette.


Retour à la voiture à 14h30 avec deux beaux sommets au compteur pour 2000m de dénivelé positif. Au final pas de regret d'avoir changé d'objectif, le Bec d'Arguille nous attendra encore un peu ! Et ce n'est peut-être pas la dernière sortie de la saison dans Belledonne vu l'enneigement...