dimanche 17 octobre 2021

Taxi et coucher de soleil

 Tout juste rentré de Paris par le TGV de 9h41, et après le repas dominical en famille, je monte à Prélenfrey et emprunte le chemin de la baraque des clos pour aller à la rencontre de Yann et Edwige qui ont bivouaqué à la Tête des Chaudières et ont un TGV direction Paris en fin d'après-midi. Je leur servirai de guide (je suis intarissable quand il s'agit de présenter mon jardin) puis de taxi retour à Vif, nous aurons même le temps de partager le goûter à la maison !



 Je ne les ramène pas jusqu'à Grenoble car j'ai promis aux filles un coucher de soleil à Monteynard. Un beau moment qui a tenu toutes ses promesses !





samedi 16 octobre 2021

Ici c'est Paris

De nouveau à la capitale entre mercredi et dimanche, cette fois dans le cadre du Marathon (qui a lieu dimanche) et plus précisément du Run Expo où njuko a son stand. Une expo plus petite que d'habitude mais on s'y attendait !  


Cerise sur le gâteau,  avec Pierre, Rachel et Renaud, nous sommes allés au Parc des Princes vendredi soir pour assister au match PSG - Angers qui s'est soldé par une victoire des locaux 2 buts à 1. Nous avons ainsi pu voir jouer M'Bappé et aussi aperçu quelques autres stars (Messi, Neymar et Di Maria) assis en tribune pas très loin de nous. J'avoue avoir été impressionné par la vitesse d'exécution et la puissance dégagée par ces joueurs, on ne s'en rend pas compte à la télévision... 




dimanche 10 octobre 2021

Grande Soeur Agathe

 TGV Paris Grenoble le matin, repas en famille le midi, aller-retour sur les hauteurs l'après-midi : un programme somme toute classique ! Cette fois je choisis de rejoindre le sommet de Soeur Agathe que je n'avais pas foulé depuis de nombreuses années. 

Départ du parking de Mauret à 15h25 en mode rando course.


 Refuge de la Soldanelle atteint en 15 minutes. Je devine déjà que je trouverai le soleil plus haut.


Sortie des nuages au début de la traversée vers le col des Deux Soeurs, que c'est beau.


Le chemin se faufile là-bas au milieu des falaises.


Vue inversée 3 minutes plus tard.


52 minutes pour rejoindre le col des Deux Soeurs (830 mètres de D+) : la forme est bien là. Les nuages et le vent aussi sont là, ainsi que la neige qui recouvre le sol dans les pentes à ma gauche qui mènent au sommet de la Grande Soeur Agathe ! J'hésite un peu (bien 10/15 secondes) car celles de l'autre côté - qui montent sur Petite Soeur Sophie - sont bien sèches, au soleil, et donc bien plus accueillantes...



Mais trêve de tergiversation, même si je suis cueilli par le froid (d'ailleurs j'enfile le coup-vent et les gants), je garde le cap sur l'objectif initial et file sur la neige rejoindre le sommet convoité qui se dévoile de temps à autre au gré des volutes nuageuses. 


Cela ne me prend qu'une dizaine de minutes, il faut dire que je ne traîne pas pour ne pas me refroidir ! Là-haut l'ambiance est dantesque avec un fort vent et des nuages qui filent le long des crêtes, ce qui ne m'empêche pas de prendre le temps de faire des images même si je commence à sérieusement à me geler.




Je sillonne malgré tout les lieux, espérant notamment que la vue se dévoile vers le Sud mais je n'aurai pas cette chance, la masse nuageuse rempli tout l'espace. Seul l'Obiou, où nous étions il y a 8 jours avec Patrick, dépasse de la mer, le Mont Aigiulle (plus à droite) n'a pas cette chance !


Dernières images des Deux Soeurs alors que j'ai déjà entamé la descente.




Puis je plonge dans l'entonnoir du col des Deux Soeurs.


 Et aussi dans les nuages qui stagnent toujours autour de 1600 mètres côté Sud.


J'arrive à la voiture moins de deux heures après l'avoir quittée et prend une dernière photo quelques minutes plus tard depuis la route : Grande Soeur Agathe (2193m, à gauche) et Petite Soeur Sophie (2162m, à droite) encadrées par le col des Deux Soeurs.


Quelle chance tout de même d'avoir un tel jardin à proximité de la maison !

20km de Paris

Les 20 kilomètres de Paris, c'est une des grandes classiques du calendrier et aussi une plus anciennes puisque sa première édition remonte à 1979. La dernière édition, en 2019, a réuni plus de 31.000 participants sur la ligne de départ au pont d'Iéna, presque sous la Tour Eiffel.


Il y en aura malheureusement beaucoup moins cette année, la crise sanitaire a laissé des traces dont notre petit monde de l'événementiel... Mais les un peu plus de 10.000 coureurs et coureuses concerné(e)s ont eu la joie de retrouver l'ambiance des grandes courses et, pour ce qui me concerne plus directement, de s'inscrire et de retirer leur dossard via les outils njuko !



La vie "d'avant" reprend son cours progressivement, et c'est bien ça le principal. 

samedi 2 octobre 2021

Obiou par Fuvelle et Feuillets

Nous parlions depuis longtemps de l'Obiou avec Patrick car il y avait fait demi-tour en 1999 avec Nathalie et n'était jamais revenu depuis. Pour ma part, j'y avais déjà fait une superbe balade en 2012 et une autre toute aussi chouette à skis en 2017 et y revenir m'enchantait !

C'est un voyage tout aussi superbe que nous avons fait ce samedi, à la limite entre randonnée et escalade, avec une montée par la combe et l'escalier de la Fuvelle enchaînée avec l'escalade des feuillets qui débouche quasiment au sommet. La descente par la voie normale n'est pas moins belle avec quelques passages franchement chouettes comme la Cravate ou l'escalier et la grotte du Petit Obiou.

La journée commence par la route faite de nuit où nous croisons pas moins de trois renards (dont un qui se jette du pont du Brion sous nos yeux, effrayé par les phares), un chevreuil et un cerf !  C'est à 7h, alors que le jour se lève à peine, que nous décollons de la voiture en direction de la combe de la Fuvelle dominée par la Tête des Agards. Nous visons la cascade de la Pisse située en haut à droite des pentes mi herbeuses mi caillouteuses, juste dans l'axe du petit sommet pointu.


3/4 d'heure plus tard, le soleil éclaire les falaises, c'est bien joli tout ça !


A notre gauche, vers le passage du Couravou (où nous avions envisagé un temps de monter), c'est tout aussi beau.


Arrivés au pied de la falaise, au niveau de la cascade, nous cherchons un temps le bon itinéraire. Un spit, puis un second quelques mètres plus haut, nous indiquent bien le départ où je m'engage donc mais je fais 1/2 tour un peu plus loin sur des banquettes fuyantes où il n'est pas possible de s'assurer. Ce n'est qu'après avoir consulté le topo sur Internet (difficilement car la connexion est limite) que je trouve le bon passage : il fallait simplement monter quelques mètres plus haut après le second spit pour découvrir la vire évidente qui permet de traverser vers la droite. 



La vire est là devant nous, elle mène tout droit vers notre objectif : le grand escalier de la Fuvelle (encore dans l'ombre).


Le cheminement sur la vire est aisé et ne nous demande que quelques minutes. nous pouvons dès sa sortie nous concentrer sur notre prochain objectif : l'ascension du grand escalier (le corridor sombre qui démarre pile au dessus du casque de Patrick). Il est impressionnant vu d'en face mais, comme toujours, le sera beaucoup moins une fois qu'on se trouvera dedans !


 Pour en rejoindre la base, il faut traverser un grand pierrier, un exercice pas toujours aisé où chacun a sa propre technique : dynamisme et traversée légèrement descendante pour moi, progression plus lente et ascendante pour Patrick. Le principal est qu'on se retrouve au même endroit à la fin !



Nous voilà au départ de l'immense escalier dont l'ascension se fera en une quarantaine de minutes.






Nous débouchons au col du Petit Obiou, là où Patrick et Nathalie avaient fait 1/2 tour dans le brouillard il y a 22 ans. Aujourd'hui, Patrick peut découvrir les falaises qui soutiennent le sommet et où on peut légitimement se demander où peut bien passer l'itinéraire !


La voie normale contourne le bastion sommital par la gauche (en orange), c'est par là que nous redescendrons. Pour la montée, nous allons prendre une variante - la voie des feuillets (en vert) - qui est plus directe mais un peu plus technique même si ça reste de l'escalade "facile".


Après une courte pause grignotage, nous reprenons l'ascension. Dans notre dos, la vue s'élargit : Petit Obiou (au 1er plan), lac du Sautet et sa belle couleur turquoise (presque 2000m plus bas) et massif des Ecrins en toile de fond.


Nous quittons la voie normale pour rejoindre une étroite faille qui donne accès aux pentes supérieures.



Un peu plus haut, au niveau d'une jolie dent, nous partons vers la gauche pour rejoindre les feuillets qui sont bien visibles (en toile de fond, le plateau de Bure).


Nous y voilà, plus qu'à ressortir la corde et à s'engager !


Le premier feuillet est bien étroit et m'oblige, une fois engagé, à enlever le sac à dos pour le laisser pendre derrière moi. C'est vertical et assez physique mais rien de bien difficile. 



Une vire à la sortie permet de faire relai au pied du second feuillet.


Il suffit de remonter le couloir pierreux puis de grimper en opposition pour franchir la paroi verticale sur la droite. Escalade facile mais pas un seul piton pour s'assurer et impossible de poser une sangle (je n'ai pris aucun coinceur), il faut un peu de confiance en soi pour franchir ce deuxième feuillet...


C'est plus tranquille pour Patrick que je peux assurer du haut !


De la sortie de la voie, le sommet est tout proche. Avant de nous y rendre, je fais un détour pour montrer à Patrick la sortie de la voie des Chatières, une autre belle façon de rejoindre le sommet !




Nous sortons la veste le temps de manger un morceau car un petit vent frais refroidit l'atmosphère, puis nous entamons la descente non sans avoir pris quelques images panoramiques vers le Nord (Trièves, Grenoble...) et le Sud (enchaînement des arêtes jusqu'au Grand Ferrand).




La descente par la voie normale n'est pas à négligée, quelques passages techniques nécessitent de rester vigilant.




Retour au col de l'Obiou où nous plongeons dans l'escalier dévoluard typique.


Je conservais la surprise pour Patrick... Nous allons faire la visite de la grotte du Petit Obiou qui abrite une paroi de glace quelques dizaine de mètres après l'entrée (frontale indispensable, que j'avais bien sûr conservé dans le sac).






Plus qu'à faire la longue descente dans les pierriers puis les alpages pour rejoindre la voiture via le Pas du Vallon et boucler ce grand et beau voyage au pays de l'Obiou.





Une boucle qui nous aura quand même pris 9 heures !
(environ 1400m de D+)