La question du jour avant de prendre le départ à 8h du Maratrail est de savoir si les 42km courus hier auront laissé des traces. C'est donc avec une grande prudence que je démarre même si l'organisation a décidé, étant donnée la canicule en cours, de raccourcir un peu l'épreuve qui ne fera donc "que" 39,5km pour 2000m de D+.
Le départ est donné à 8h, je suis à l'avant du peloton mais me fait assez rapidement dépasser par la presque totalité des participants de cette première vague (la seconde sera donnée 15mn plus tard), j'ai dit que j'étais en mode "gestion" aujourd'hui et j'applique la règle dès le départ !
Je rejoins la passerelle de l'Ébron à 8h35 donc en 35mn contre 32 hier soir et 29 hier matin : je suis bien sur un rythme tranquille, c'est parfait.
Seconde passerelle, celle du Drac, à 9h22 alors que la chaleur commence à bien se faire sentir. Je sens déjà que la montée là-haut sur le Sénépy (en arrière-plan sur la photo) va faire mal...
Regard sur le Drac et sa passerelle auxquels je donne rendez-vous pour dans quelques heures puisque le parcours revient par ici. Au fond : Mont Aiguille et Grand Veymont.
Premier passage à Mayres-Savel pour un ravitaillement où je prends le temps de m'arrêter pour m'arroser, boire et grignoter quelques morceaux de pastèque.
C'est parti pour la raide montée du Sénépy : 1000m de dénivelé en pleine chaleur qui vont être sacrément rudes pour les organismes. Jamais je n'ai vu autant de coureurs arrêtés, souvent assis, à l'ombre d'un arbre ! Je ferai moi-même 2 courtes pauses simplement pour m'asseoir, grignoter et boire avant de faire l'effort de repartir.
Mais la récompense est belle une fois là-haut : quelle vue sur les eaux turquoises du lac avec la barrière Est du Vercors en toile de fond !
C'est ici que le parcours a été modifié : au lieu de tourner à droite pour rejoindre le sommet du Sénépy (avec plus aucun arbre pour se protéger du soleil), nous allons rester à flanc (le plus souvent à l'ombre sauf sur la fin) jusqu'à rejoindre le col du Sénépy.
Du col, c'est la plongée vers le prochain ravitaillement qui est installé en plein alpage. Il est très attendu par tous les participants, on pourra boire mais aussi et surtout s'arroser ! Même si je suis un peu dans le dur, je ne manque pas pour autant de profiter de la vue sur le Dévoluy.
Je ne prends aucune image dans la descente qui demande d'être concentré, il y a même 3 passages avec des cordes (dont je préfère ne pas me servir) tellement c'est raide. sur certaines portions. Par contre j'immortalise ce moment en bas de la descente : le moindre point d'eau attire les coureurs qui y plongent la tête. 😄
Retour à Mayres-Savel, puis à la passerelle du Drac un peu plus de 4h après le passage aller.
La chaleur est accablante et épuisante, je me surprends à faire une nouvelle pause assis à l'ombre dans la portion inter-passerelle. Et je ne suis pas le seul ! La bonne nouvelle est que l'arrivée est en vue : tout au fond là-bas...
Doucement mais sûrement, je me rapproche du but.
Voilà la passerelle de l'Ébron, ça sent bon l'écurie surtout qu'il y a un dernier ravitaillement juste après la passerelle. J'y resterai à nouveau assis quelques minutes, le temps de rassembler mes forces pour les derniers kilomètres (il n'en reste que 5).
Et c'est l'arrivée, en compagnie d'Elise et Emma qui attendaient pour franchir la ligne avec leur père. Séquence émotion !
Bilan : 7h33 et 569ème sur 799 classés, nettement moins bien que mes places d'hier ! 😄
Mais l'essentiel n'était pas là aujourd'hui, je suis surtout très satisfait de la façon dont j'ai géré ce week-end choc, ça ma rassure un peu pour l'échéance de fin août.