jeudi 1 mai 2025

La Bérarde

Ça me titillait d'aller voir l'état de La Bérarde presque un an après le désastre de fin juin 2024. J'en profite pour inviter mes parents et ceux de Sonia à se joindre à nous. On commence par une rapide visite de Bourg d'Oisans avec un stop au musée des minéraux (fermé), un passage par le belvédère et les sources de la Rive, puis à notre ancienne maison du Paradis avant de filer au restaurant. J'ai réservé la veille au soir au Cristal où nous sommes seuls ce midi (!) Accueil très sympathique, cuisine savoureuse, décors d'époque, on a simplement adoré et on recommande vraiment cette adresse.


On se gare ensuite au niveau de l'entrée du camping de La Bérarde et on fait les derniers mètres à pied. A notre droite, le lit du Vénéon est désormais un immense tas de cailloux là où, avant la catastrophe, c'était un joli torrent entouré de terrasses herbeuses.



Nous voilà à ce qui était l'entrée du hameau, on est tout de suite dans le bain...


C'est sur ce pont que passait la route qui descendait au grand parking situé sous le village.


Vu sous un autre angle, avec en arrière-plan quelques maisons qui ont échappé à la crue torrentielle.


Le hameau a été comme avalé par les cailloux, certaines maisons sont englouties, d'autres seulement en partie dévastées, et le torrent des Étançons passe désormais en plein milieu du village, ou plutôt de ce qu'il en reste...






On discute un peu avec un habitant des lieux qui nous explique sa nuit du 20 au 21 juin 2024 et aussi l'état de la situation quant à l'avenir de La Bérarde. Pour résumer, c'est dans les mains de l'État qui doit estimer les coûts nécessaires pour protéger le village de potentielles futures situations identiques. Pas sûr du tout que l'issue soit positive... Pour l'été qui vient, il est seulement envisagé de mettre en place des navettes depuis St-Christophe pour permettre aux randonneurs/grimpeurs/alpinistes de rejoindre La Bérarde et aussi les refuges qui sont impactés : la Lavey, le Soreiller, le Chatelleret, le Carrelet et Temple-Écrins.


Sur la route du retour, je reste pensif et bien inquiet quant à l'avenir de cette haute vallée, pas sûr que l'État autorise la reconstruction...