vendredi 22 octobre 2021

Grisonnière > Coiro

Les journées d'automne sont parmi celles que je préfère pour parcourir la montagne, la lumière est parfaite et il n'y a en général pas grand monde. Ça s'est encore vérifié cet après-midi avec, en prime, une splendide mer de nuages qui m'a donné le sentiment d'être au-dessus du monde. Seuls les chamois ont accompagné mon périple entre la Tête de la Grisonnière (2545m) et le Coiro (2607m). Juste génial !

Ça semblait pourtant mal embarqué lorsque je quitte la voiture à la baraque du Jas.


Sur l'arête Sud-Ouest de la Grisonnière, j'émerge d'une mer de nuages tumultueuse d'où seul dépasse l'Obiou.


Le long de l'arête, sorti des nuages, l'ambiance est magique et la température est remontée, je suis désormais en simple short et tee-shirt, tenue que je conserverai pendant les 2 heures suivantes.


Au sommet, c'est du grand spectacle. Au premier plan, le cairn sommital de la Tête de la Grisonnière, puis de droite à gauche toute la chaîne entre Coiro et Grand Armet. Un enchaînement d'arêtes qui relève de l'alpinisme facile que j'aimerais bien parcourir un jour en intégralité mais ça ne sera pas aujourd'hui !


Je vais quand même en faire une toute petite partie dès maintenant puisque mon objectif est de rejoindre le sommet du Coiro en suivant le fil de l'arête. Un cheminement qui ne paraît pas si simple vu d'ici...


Mais comme souvent, en se rapprochant, les difficultés s'effacent et l'itinéraire devient de plus en plus évident. A droite, Obiou et plateau de Bure dépassent tout juste de la mer, c'est un véritable enchantement d'être seul ici, un de ces moments où tu te sens vraiment en vie comme dirait l'autre !


Un peu plus haut, je peux observer de plus près le ressaut qui précède le sommet. Suivre le fil de l'arête me semble jouable mais un peu trop risqué à mon goût, étant seul, en baskets et sans aucun matériel. Heureusement, il semble a priori que je puisse contourner la difficulté par les pentes sur la droite.


L'arête que je viens de descendre est bien déchiquetée et un peu impressionnante elle-aussi, pourtant, rien de bien difficile pour qui est un peu chamois, je vous l'assure.


Quelques minutes de montée plus tard, je peux profiter de la vue sur une partie du chemin que je viens de parcourir : l'arête qui mène à la Tête de la Grisonnière (à gauche) puis celle plus rocheuse qui rejoint ma position.


Je coupe comme prévu dans les pentes du flanc Sud pour éviter la partie de l'arête qui me semblait trop engagée. Le terrain est aride et un peu lunaire mais je me sens vraiment à ma place ici.


Après un peu de crapahute, j'atteins un collu d'où la suite se dévoile : le sommet est là, tout proche.


Mais avant de m'y rendre, je monte rejoindre la crête et repars un peu en arrière pour voir si j'aurais pu m'engager plus bas directement sur le fil de l'arête. Difficile à dire, vu d'ici ça semble bien effilé tout de même... Mais quel fantastique spectacle j'ai sous les yeux !


Reste maintenant à franchir le dernier obstacle défendant le sommet du Coiro.


Rien de bien difficile à vrai dire, juste quelques pas d'escalade facile où il faut faire attention à tester les prises.


Puis une facile arête de rochers brisés qui mène à la cime.


Me voilà au second sommet du jour, le Coiro (2607m).



J'y goûte une pause d'une quinzaine de minutes à profiter du lieu tout en grignotant une barre. Existe-t-il meilleur endroit pour un goûter ? 


Le plus court chemin pour rentrer serait de logiquement plonger dans les pentes à droite que j'avais skiées avec Patrick en mars 2015 mais la suite du programme me semble plutôt de poursuivre sur les arêtes pour prolonger le plaisir d'être là. Je vais donc descendre au col puis remonter en face à la pointe 2545m d'où je descendrai ensuite l'arête vers la droite. La poursuite à gauche en direction des Armets sera pour une autre fois !


Voilà l'arête que je vais suivre, celle des Rochers du Serre, sous laquelle s'éparpillent quelques chamois qui broutent l'herbe rase et jaunie. Au fond, l'Olan est majestueux du haut de ses 3564m.


Il ne me faut que 10 minutes pour rejoindre la pointe 2545 depuis laquelle je me retourne pour contempler le Coiro et la Tête de la Grisonnière (et toujours l'Obiou qui forme une île au large).



Un jour prochain, c'est certain, je continuerai ce chemin sur les arêtes en direction du Nord, le Rocher du Vallon et la Tête de l'Ermitat attendent ma visite !


Mais aujourd'hui c'est par là que je continue mon chemin, et c'est chouette aussi...


Descente prudente (il faut toujours l'être sur ce type de terrain) mais néanmoins rapide, je me sens presque l'agilité d'un chamois à force d'arpenter ce type de terrain.


Prudence encore plus de mise pour descendre l'arête qui plonge ensuite vers le bas depuis la pointe 2432.



A ma droite, le Coiro domine tout le vallon.


L'arête que je viens de descendre : du pur terrain à chamois !


Il va bientôt être l'heure de plonger dans la mer, je profite de ces derniers instants au soleil.




La suite est moins agréable, elle consiste à descendre dans le brouillard en faisant des points GPS réguliers, d'abord dans un terrain plutôt raide et caillouteux, ensuite dans la végétation (myrtilliers, genévriers, rhododendrons), jusqu'à passer sous la couche nuageuse et retrouver un peu de visibilité. Une fois encore, merci Iphigénie !




Je retrouve la voiture à 18h pile, un peu plus de 4 heures après l'avoir quittée.


Ambiance formidable sur la piste du retour, que c'est beau ! A l'image de toute cette sortie...



dimanche 17 octobre 2021

Taxi et coucher de soleil

 Tout juste rentré de Paris par le TGV de 9h41, et après le repas dominical en famille, je monte à Prélenfrey et emprunte le chemin de la baraque des clos pour aller à la rencontre de Yann et Edwige qui ont bivouaqué à la Tête des Chaudières et ont un TGV direction Paris en fin d'après-midi. Je leur servirai de guide (je suis intarissable quand il s'agit de présenter mon jardin) puis de taxi retour à Vif, nous aurons même le temps de partager le goûter à la maison !



 Je ne les ramène pas jusqu'à Grenoble car j'ai promis aux filles un coucher de soleil à Monteynard. Un beau moment qui a tenu toutes ses promesses !





samedi 16 octobre 2021

Ici c'est Paris

De nouveau à la capitale entre mercredi et dimanche, cette fois dans le cadre du Marathon (qui a lieu dimanche) et plus précisément du Run Expo où njuko a son stand. Une expo plus petite que d'habitude mais on s'y attendait !  


Cerise sur le gâteau,  avec Pierre, Rachel et Renaud, nous sommes allés au Parc des Princes vendredi soir pour assister au match PSG - Angers qui s'est soldé par une victoire des locaux 2 buts à 1. Nous avons ainsi pu voir jouer M'Bappé et aussi aperçu quelques autres stars (Messi, Neymar et Di Maria) assis en tribune pas très loin de nous. J'avoue avoir été impressionné par la vitesse d'exécution et la puissance dégagée par ces joueurs, on ne s'en rend pas compte à la télévision... 




dimanche 10 octobre 2021

Grande Soeur Agathe

 TGV Paris Grenoble le matin, repas en famille le midi, aller-retour sur les hauteurs l'après-midi : un programme somme toute classique ! Cette fois je choisis de rejoindre le sommet de Soeur Agathe que je n'avais pas foulé depuis de nombreuses années. 

Départ du parking de Mauret à 15h25 en mode rando course.


 Refuge de la Soldanelle atteint en 15 minutes. Je devine déjà que je trouverai le soleil plus haut.


Sortie des nuages au début de la traversée vers le col des Deux Soeurs, que c'est beau.


Le chemin se faufile là-bas au milieu des falaises.


Vue inversée 3 minutes plus tard.


52 minutes pour rejoindre le col des Deux Soeurs (830 mètres de D+) : la forme est bien là. Les nuages et le vent aussi sont là, ainsi que la neige qui recouvre le sol dans les pentes à ma gauche qui mènent au sommet de la Grande Soeur Agathe ! J'hésite un peu (bien 10/15 secondes) car celles de l'autre côté - qui montent sur Petite Soeur Sophie - sont bien sèches, au soleil, et donc bien plus accueillantes...



Mais trêve de tergiversation, même si je suis cueilli par le froid (d'ailleurs j'enfile le coup-vent et les gants), je garde le cap sur l'objectif initial et file sur la neige rejoindre le sommet convoité qui se dévoile de temps à autre au gré des volutes nuageuses. 


Cela ne me prend qu'une dizaine de minutes, il faut dire que je ne traîne pas pour ne pas me refroidir ! Là-haut l'ambiance est dantesque avec un fort vent et des nuages qui filent le long des crêtes, ce qui ne m'empêche pas de prendre le temps de faire des images même si je commence à sérieusement à me geler.




Je sillonne malgré tout les lieux, espérant notamment que la vue se dévoile vers le Sud mais je n'aurai pas cette chance, la masse nuageuse rempli tout l'espace. Seul l'Obiou, où nous étions il y a 8 jours avec Patrick, dépasse de la mer, le Mont Aigiulle (plus à droite) n'a pas cette chance !


Dernières images des Deux Soeurs alors que j'ai déjà entamé la descente.




Puis je plonge dans l'entonnoir du col des Deux Soeurs.


 Et aussi dans les nuages qui stagnent toujours autour de 1600 mètres côté Sud.


J'arrive à la voiture moins de deux heures après l'avoir quittée et prend une dernière photo quelques minutes plus tard depuis la route : Grande Soeur Agathe (2193m, à gauche) et Petite Soeur Sophie (2162m, à droite) encadrées par le col des Deux Soeurs.


Quelle chance tout de même d'avoir un tel jardin à proximité de la maison !

20km de Paris

Les 20 kilomètres de Paris, c'est une des grandes classiques du calendrier et aussi une plus anciennes puisque sa première édition remonte à 1979. La dernière édition, en 2019, a réuni plus de 31.000 participants sur la ligne de départ au pont d'Iéna, presque sous la Tour Eiffel.


Il y en aura malheureusement beaucoup moins cette année, la crise sanitaire a laissé des traces dont notre petit monde de l'événementiel... Mais les un peu plus de 10.000 coureurs et coureuses concerné(e)s ont eu la joie de retrouver l'ambiance des grandes courses et, pour ce qui me concerne plus directement, de s'inscrire et de retirer leur dossard via les outils njuko !



La vie "d'avant" reprend son cours progressivement, et c'est bien ça le principal.